Comment peut-on définir la musique corse ?

La musique aime les îles. La Jamaïque a son reggae ; la Grande-Bretagne sa pop et l’Île-de-Beauté sa musique corse. Certes Ajaccio n’est ni Kingston, ni Londres, mais dans cette ville insulaire, comme dans les autres d’ailleurs, le son est souvent de la partie. Entre guitare, variété romantique et surtout chant corse polyphonique.

Contrairement aux idées reçues, sur l’Île-de-Beauté, les étuis à guitares ne contiennent pas des sulfateuses façon Al Capone, mais plus simplement de véritables instruments que les insulaires aiment à dégainer sans se faire prier. Imaginez, par exemple, un septuagénaire sortir sa guitare lors d’une soirée improvisée entre amis et vous verrez les standards romantiques du répertoire musical corse défiler.

Côté paroles, il y a, au choix, le fils qui se repend de sa vie de mauvais garçon, l’amoureux transi loin de conclure ou même un hommage appuyé à Napoléon et ses dragons. À ce moment, l’artiste corse apparaît comme une sorte de Company Secundo, le Cubain. Tiens encore un insulaire…

Autre façon de jouer la musique corse, un regroupement d’au moins trois chanteurs, éventuellement une guitare qui lance un air et enfin des voix qui envoûtent le tout. C’est le début d’une polyphonie. Pas besoin de sono, de micro et autre amplification, si ce n’est la main sur l’oreille pour l’écho… Ça sonne à l’état brut comme si c’était une bande travaillée en studio par Tony Visconti. Alors n’hésitez pas à écouter de la musique corse en live. C’est dans son milieu naturel qu’elle se révèle à 100 %.

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